Une nouvelle marque va devenir incontournable dans le secteur des accessoires de mode éthique, c’est Bhallot. Le crowdfunding de lancement (du 1er juin au 5 juillet) a rapidement fait péter le compteur car les deux jeunes hommes derrière la marque Bhallot proposent des sacs à dos stylés et éthiques, fabriqués en jute et en toute transparence au Bangladesh ; et pendant ce crowdfunding, tous les modèles sont proposés à des tarifs préférentiels, pour une livraison prévue en octobre-novembre 2017. Ça vous fait envie, non ? Partons donc à la découverte de Bhallot ! 

Fraîchement diplômés de leurs écoles d’ingénieurs, Guillaume Prevost (textile à l’Ensait de Roubaix) et Jean-Baptiste Astau (Arts et Métiers à l’Icam de Toulouse) partent deux ans au Bangladesh et travaillent au sein de l’association française Gold of Bengal, où ils se rencontrent. L’objectif de Gold of Bengal est de diversifier l’emploi du jute, une ressource naturelle très ancienne dont le savoir-faire artisanal local se résume aujourd’hui tristement au sac à patates, quand le jute n’est pas tout simplement exporté filé. Gold of Bengal se lançait dans l’expérimentation de matériaux composites en jute pour remplacer la fibre de verre tandis que Guillaume et Jean-Baptiste commençaient à mûrir leur idée de travailler cette fibre avec style tout en répondant à des besoins d’Occidentaux. En bons baroudeurs qu’ils sont, ils ont imaginé une collection de sacs à dos qui conjuguent le beau, le pratique et l’éthique, et travaillent à labelliser Bhallot WFTO, un label du commerce équitable.

La culture du jute, une réserve d’emplois

La plante pousse toute seule durant la mousson et sa filature est faite à sec à l’exception du rouissage, ce qui revient à utiliser environ 160 L d’eau pour 1 kg de jute. Cette performance met à mal le coton qui engloutit en moyenne 20.000 L d’eau pour une production d’1kg. Autre point fort de cette culture : son faible recours aux pesticides car le plante est très résistante. Pour en finir avec les avantages de la culture du jute, il faut savoir que le travail manuel lui est indispensable. Le jute est considéré comme « l’or du Bangladesh » parce qu’il emploie justement des millions de Bengalis et en ferait vivre 30 millions, selon Gold of Bengal.


A retenir

1 kg de jute = 160 L d’eau
1 kg de coton = 20 000 L d’eau


Jean-Baptiste Astau avec le sac Bosta, co-fondateur de Bhallot, rencontré à Toulouse.

Des artisans payés 10% à 20% au-dessus du salaire minimum

Jean-Baptiste et Guillaume ont la connaissance du terrain et des artisans grâce à leurs deux années passées sur place. « On travaille avec deux coopératives, des groupements d’artisans qui vivent dans des petits villages », m’explique Jean-Baptiste, que j’ai rencontré à Toulouse. « Chaque coopérative a sa spécialité. L’une d’elle emploie exclusivement des femmes qui ont un métier à tisser chez elle afin de pouvoir cumuler obligations familiales et travail, ce qui est rare dans ce pays. A la main, elles parviennent à tisser des toiles plus serrées et plus résistantes dans le temps (les sacs Balish et Bolsta). » Renseignement pris auprès des coopératives partenaires, Jean-Baptiste m’informe que les salaires sont 10% à 20% plus élevés que le salaire minimum du pays. « Il faut aussi prendre en compte que les artisans vivent dans des zones rurales où le coût de la vie est beaucoup moins élevé. Les coopératives prennent également en charge les avantages santés et la retraite ».

Un design soigné

Le baluchon est le thème de cette première collection de Bhallot, et il se décline aussi bien au masculin qu’au féminin. En plus de leurs courbes parfaites et de leurs couleurs passe-partout, ces sacs sont pensés pour être pratiques en voyage. Le meilleur exemple, c’est la poche située à l’arrière des sacs à dos, qui s’ouvre dans un angle idéal lorsqu’on a enlevé la sangle gauche de son épaule. Autre petite touche que j’adore : le logo Bhallot gravé sur du bois, cousu au sac. Le cuir a été traité par tannage végétal, certifié sans chrome.

Coupe de coeur pour le sac à dos femme qui existe en rouge ou bleu.

Cette découverte de Bhallot aura été pour moi bien plus qu’un regard jeté sur un sac à dos, ça a été une véritable plongée dans un univers passionnant que je ne connaissais absolument pas. J’espère que cela vous aura aussi intéressé que moi! Si vous souhaitez soutenir cette jeune marque aux valeurs durables de respect de l’humain et de l’environnement, partagez cet article à vos amis et à votre famille, parlez de Bhallot pour faire connaître la marque! Rendez-vous également sur leur blog pour faire le plein d’informations sur leur parcours entrepreneurial et créatif au Bangladesh. Enfin, n’oubliez pas de les soutenir durant leur campagne de crowdfunding, d’autant que les sacs y sont vendus moins chers!

Qu’avez-vous pensé de cette découverte ?
Êtes-vous de mettre la main sur un sac Bhallot ?

Retrouvons-nous sur Instagram, Twitter et Facebook pour encore plus de partages #jedeviensécolo !


Lucie Paimblanc

Blogueuse engagée et gourmande. Journaliste touche-à-tout. Auteure de ce blog bienveillant qui t'aide à devenir écolo et réduire tes déchets sans douleur.

Cela pourrait vous intéresser