C’est un plat traditionnel du Sichuan, en Chine. Un plat à la sauce rouge car chargé de piment, mais aussi du poivre emblématique de cette région du centre de la Chine : le poivre du Sichuan. La recette originelle inclut du porc haché, mais si l’on esquive cet ingrédient, nous voilà face à un plat vegan et très parfumé, qui s’accompagne à merveille d’un simple bol de riz et de quelques feuilles de salade.

À Chengdu, sur mon vélo, ma colloc’ Gosia à l’arrière 🙂

Mon histoire d’amour avec la Chine

Ce n’est pas par hasard que j’aime la cuisine chinoise traditionnelle, laissez-moi vous raconter pourquoi. J’ai commencé à apprendre le chinois dès la seconde, j’ai poursuivi ensuite à la fac dans un cursus LEA. En dernière année, je suis partie 5 mois étudier en Chine, c’était de fin août 2009 à fin janvier 2010.

Après mon diplôme, j’ai mis entre parenthèses cet apprentissage pour me concentrer sur mon master de journalisme à l’École de journalisme de Toulouse. J’ai ensuite repris les études de chinois dans le cadre de l’association Tchin-Tchine, en 2014 ou 15.

En effet, la Chine est une de mes passions. Quand j’étais ado, je disais d’ailleurs que j’avais deux passions : la Chine et le journalisme (métier que je rêvais de faire depuis le collègue-lycée). Je voulais être érudite en chinois, parfaitement parler le mandarin et connaître l’histoire et la sociologie du pays pour ensuite écrire des articles et des livres. J’ai toujours préférer me spécialiser.

Quand j’étais à la fac de Nanterre, nous avions des camarades de classe chinois.es dont je recherchais la compagnie pour mieux me plonger dans leur pensée et leur culture. Avec eux et mes deux plus proches copines de classe, nous prenions le métro pour Paris centre et on fonçait les yeux fermés dans les meilleurs restaurants chinois dont les Français ignorent largement l’existence.

Quelques photos de mon voyage en Chine :

soupe de nouilles
avec mon amie Liwai dans un vélo transporteur
avec mon amie et colloc Virginie à travers le campus
avec mon ami Hang : une soupe de nouilles, simple et délicieux !
Séance de sport collective avant de commencer l’école, pour les enfants
Les raviolis vapeur, ma grande passion ! Ici à Canton
À Canton, on a goûté les patates douces caramélisées en dessert
À Canton, des incroyables nouilles de patates douces (qui baignent dans le piment)
Dernière visite touristique parmi les Chinois : Jiuzhaigou, des paysages magnifiques
Habitations dans le campus de Chuanda
Un couple de commerçants en pause dej’, dans une rue de Chengdu
La place du peuple avec la statut de Mao : celle de Chengdu est la 2e plus grande de Chine
Le tofu existe sous bien des aspects en Chine !
Un plat de yuxiang qiezi. J’avais le don pour choisir les meilleurs plats à la carte ^^
Vélos et deux roues (souvent électriques) sont légion
Entourée de mes colloc’ Gosia, Virginie et mon ami Britsh, Thom 🙂

Mon meilleur souvenir de retau chinois à Paris était Le Lac de l’Ouest, dans le quartier Arts et Métiers, sans décoration, fréquenté à 98% par des Chinois où l’on pouvait commander nos plats en mandarin (je crois qu’il existe toujours). C’est là que j’ai été initiée pour la première fois à la véritable cuisine chinoise.

Nous aimions commander des aubergines à la sauce yuxiang 鱼香茄子 (toujours l’un de mes plats chinois préférés), du mapo tofu 麻婆豆腐 , du gongbao jiding 宫保鸡丁 (poulet aux cacahuètes et piment) et même des tripes !

Lorsque j’ai choisi de partir étudier un semestre en Chine, le choix de ma destination s’est notamment joué sur la réputation de la gastronomie du Sichuan. Cette région est réputée pour sa cuisine pimentée mais extrêmement savoureuse. Je ne pouvais pas passer à côté de cela!

Le jour de mon arrivée à Chengdu, où j’allais vivre 5 mois, j’ai été chaleureusement accueillie par mes amis chinois Hang et Liwai avec qui j’étudiais à Nanterre, qui étaient rentrés chez eux pour l’été. Ils m’on aidée à m’installer, prendre mes marques, et m’ont emmener dans un restaurant le premier soir. À table, nous avons commandé le mapo tofu le plus pimenté que j’ai eu la chance de manger !

mon expérience en Chine et recette du mapo tofu - jedeviensecolo.fr
le fameux mapo tofu ultra pimenté

Mapo tofu bio et vegan : ma recette

Mapo tofu : un plat chinois en version bio et vegan - jedeviensecolo.fr

Ingrédients pour 2 personnes

  • 400 g de tofu soyeux
  • 3 cm de gingembre frais
  • 1 belle gousse d’ail
  • 1 c. à s. de purée de cacahuètes
  • 2 c. à s. de sauce soja
  • 1 c. à s. d’huile de sésame
  • 1 c. à c. de purée de piment ou 1 petit piment frais
  • 1 c. à s. de vinaigre balsamique
  • 1/2 c. à c. de poivre du Sichuan
  • 1 oignon nouveau (pour sa tige verte)

Mapo tofu : un plat chinois en version bio et vegan - jedeviensecolo.fr
Ma version du mapo tofu, rapide à faire, bio et vegan.

Préparation

Pensez à cuire le riz dans une casserole d’eau salée. La préparation du plat est rapide, elle nécessite principalement de préparer la sauce dans une poêle avant d’ajouter au dernier moment les cubes de tofu soyeux.

Dans la poêle chaude, faites revenir à blanc les grains de poivre du Sichuan durant quelques secondes en prenant garde de ne pas les brûler. Les toaster permet d’exalter leur saveur unique et de pouvoir plus facilement les broyer. Une fois toastés, broyez-les dans un mortier.

Versez dans la poêle hors du feu les ingrédients liquides, puis la sauce pimentée ou le piment coupé en très fines rondelles (attention à ne pas vous toucher les yeux avec les doigts).

Ajoutez le poivre du Sichuan moulu, la purée de cacahuète, la gousse d’ail hachée finement et enfin, le gingembre frais que vous aurez épluché et râpé pour en extraire la pulpe.

Mettez la poêle sur feu doux pour lier la sauce et les arômes. Mélangez régulièrement avec une spatule en bois afin que la sauce n’épaississe pas trop car elle doit garder une forme liquide.

Ouvrez le pot de tofu soyeux, versez le liquide dans la poêle. Coupez le tofu en cubes réguliers.

Après 5 mn de cuisson de la sauce, coupez le feu et laissez refroidir une poignée de minutes. Ensuite, répartissez délicatement les cubes de tofu dans la poêle. Rallumez le feu sur une flamme faible, couvrez la poêle et laissez le plat réchauffez.

Pendant ce temps, préparez les assiettes creuses. Quelques feuilles de salade verte, deux ou trois cuillers de riz par personne, avant de venir servir le mapo tofu dans sa sauce enveloppante. Coupez finement la tige de l’oignon nouveau et parsemez-en sur le plat.

À déguster en même temps que le riz pour adoucir la force de la sauce.

J’espère que ce plat, sorte de madeleine de Proust de mon adolescence, saura plaire à votre palais. Le gingembre frais a une certaine ardence, vous pouvez en réduire la quantité si vous le trouvez trop fort.

Mapo tofu : un plat chinois en version bio et vegan - jedeviensecolo.fr

Vous avez goûté ce plat ? Dites-moi en commentaire ce que vous en pensez !

L’une des amies Françaises avec qui j’apprenais le chinois à la fac est désormais installée en Corée. Pauline partage sa fibre écolo, sa vie d’expat’ et ses coups de coeur culturels sur son blog « Étoile verte », je vous recommande d’aller le découvrir. Faites-lui un coucou de ma part 🙂


Lucie Paimblanc

Blogueuse engagée et gourmande. Journaliste touche-à-tout. Auteure de ce blog bienveillant qui t'aide à devenir écolo et réduire tes déchets sans douleur.

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