A Toulouse, une boutique vous permet d’acheter éthique et chic, à prix raisonnable: Slow concept. Depuis plus d’un an, j’y vais pour trouver des cadeaux de Noël, pour ME faire des cadeaux (!), ou pour faire découvrir une de mes boutiques préférées à des amis qui me rendent visite. Avec Ceci & Cela, je pense que vous avez là le duo parfait pour vivre zéro déchet en ville!

On y trouve une soixantaine de créateurs, en majorité français, qui fabriquent des meubles, des objets de déco, de la vaisselle, des bijoux, des bougies, des portefeuilles, des crèmes… Leur point commun: ces produits sont réalisés à partir des matières recyclées, c’est ce que l’on appelle l’upcycling, ou surcyclage. Un moyen de limiter la croissance démographique des déchets que produisent les humains puisque ces mêmes « déchets » échappent à l’incinérateur pour devenir de nouveaux objets.

L’upcycling vient donc court-circuiter la production d’objets 100% neufs et s’inscrit dans la logique du développement durable puisqu’il permet de calmer nos besoins en matières premières. Toutes ces valeurs sont défendues, vous l’aurez compris, par Audrey Teran dans sa boutique Slow concept, ouverte en mai 2014 en plein coeur de Toulouse. En route pour la visite!

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Slow concept, la rencontre entre la création et l’occasion

A force d’être fourrée chez Slow concept, j’ai tombé le masque et annoncé la couleur à la fondatrice: j’ai un blog, j’adore votre boutique, les valeurs qu’elle promeut, est-ce que je pourrais vous interviewer pour un article  ? Heureusement, Audrey Teran a accepté, et voici que je vous livre quelques anecdotes à propos de son parcours et de Slow concept.

ღ Audrey Teran, 29 ans, fondatrice de Slow concept. « A 23 ans, j’étais juriste en environnement à Paris et la problématique de réduction des déchets m’interpellais déjà. Dans une entreprise, le juriste en environnement est un peu « le gendarme » qui milite en faveur de la protection de l’environnement. Et dans la vie privée, j’adore mêler les pièces d’occasion aux objets de créateurs. J’achetais beaucoup d’occasion. Je sentais que je n’étais pas tout à fait à ma place en entreprise et c’est un couple d’amis qui m’a poussée à me lancer. J’ai muri ce projet de boutique pendant deux ou trois ans et j’ai mis un an et demi à monter Slow concept ».

« Avec mon mari, nous sommes arrivés de Paris en 2013. On a choisi Toulouse pour sa localité: près de l’Espagne, de la mer, de la montagne… Et puis il y a encore plein de choses à faire à Toulouse! Je me souviens du week-end où nous avons visité la ville, j’avais adoré la rue Cujas et son quartier. Des vieilles pierres, des petites boutiques, une ambiance qui me rappelait un peu Paris. C’est vrai que j’ai eu un coup de coeur pour ce quartier et j’ai justement voulu trouver un local qui n’en soit pas trop loin ».

« La rue Sainte-Ursule (où se situe la boutique, ndlr) est une ancienne rue de grossistes. Quand la mairie a bloqué l’accès au Capitole aux véhicules, les grossistes ont tous déménagé. C’est comme cela que j’ai pu trouver cette grande boutique lumineuse, entre le Capitole et la rue Cujas. J’ai eu un coup de coeur pour cet espace! C’était une ancienne boutique de vêtements et nous avons TOUT refait, du sol au plafond. Les travaux ont duré quatre mois pour une ouverture en mai 2014.

« Slow concept est aussi un lieu convivial, de partage, et plusieurs fois dans l’année, j’accueille des ateliers. Dans le coin café de la boutique, on peut suivre un atelier sur l’aromathérapie ou apprendre à fabriquer nos propres produits d’entretien zéro déchet -avec une super recette de lessive à la clé! »

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Matières recyclées & démarche transparente

Audrey est parvenue à rassembler plus de soixante créateurs qui ont chacun leur spécialité. « Je les trouve en voyageant, en faisant des marchés de créateurs ou grâce à ma famille et mes amis qui les repèrent lors de leurs voyages », sourit-elle. Ses critères de sélection: « les objets doivent être faits en matières recyclées, dans une démarche transparente, avec des finitions invisibles, où l’on voit à peine que c’est fait main. Ce sont des produits de qualités à des prix abordables. »

Difficile pour Audrey de me proposer ses trois ou quatre objets préférés, les histoires derrières créent parfois un attachement particulier à la marque. « J’adore les shampoings solides Lamazuna« , commence-t-elle avant de jeter un oeil à leurs voisins « les cosmétiques Sanoléo, abordables, de qualité et faits par des gens honnêtes en Midi-Pyrénées. Je n’utilise plus que ça maintenant! » Ils sont réalisés avec des plantes, sans dérivé pétrochimique, à côté de Toulouse. (Je suis à deux doigts de m’en acheter un quand je me souviens que j’ai une bouteille d’huile de nigelle toute neuve qui m’attend à la maison). Audrey poursuit à travers la boutique et fonce vers les sacs à main Le chant du robot dont je suis absolument fan! J’en ai acheté un l’année dernière mais celui aux motifs flamands roses (photo ci-dessous) m’a fait de l’oeil tout l’été… Le chant du robot, ce sont des pièces uniques réalisées à Lyon à partir de chutes de tissu et de cuire de luxe. N’oublions pas les portemonnaies colorés Paprcuts en sac plastiques recyclés, les meubles D’une certaine façon qui ont été chinés, réparés, poncés puis colorés (j’adorerais pouvoir m’en payer un ♡), les lampes en boîtes de conserves (photo ci-dessous) de Iliüi, et tant d’autres…

Slow concept,
10 rue Sainte-Ursule, 31 000 Toulouse.
Ouvert du mardi au samedi, de 10h à 19h.
Slow concept a aussi une >> boutique en ligne <<

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